• 05déc

    On pourrait développer le parallèle plus loin, notamment sur un aspect très épineux du Système d’Information, le passage de la conception à la « fabrication », autrement dit le passage de la « modélisation » au« développement » du système. Car si la « matière première » industrielle est le plus souvent référencée, « standardisée », voire stockée dans des nomenclatures très précises et outillées (voir les SGDT ou PLM tels que Catia), ce qui permet de fluidifier le passage de la recherche à la fabrication, qu’en est-il des idées, des « concepts » du Système d’Information ? Certes, il existe des méthodes de génération automatique de code à partir de spécifications, l’approche d’architecture dirigée par les modèles (« Model Driven Architecture ») s’apparente à une chaine de production qui déclinerait les « concepts » en implémentation concrète de systèmes. Il reste néanmoins encore ici un « champ d’exploration » où l’innovation n’est pas seulement de ré exploiter les techniques de l’industrie, mais bien de trouver, avec les nouvelles technologies, une possibilité d’aller « au-delà » de l’information « brute », de la « donnée » et de modéliser facilement « le sens » de ce qu’on veut concevoir, afin de réduire davantage encore le délai entre le besoin exprimé et sa concrétisation, en supprimant les interprétations « intermédiaires ». Dans ce cas, la logique du «flux tendu » appliquée à l’informatique prendrait tout son sens. Mais cela reste encore très futuriste. Cherchons déjà à concevoir une informatique« industrielle», avec de vrais « centres de production », avant de passer à l’ère du « sémantique », et obtenir des Systèmes d’Information qu’ils aient une « intelligence humaine ».

    Article entier :« Page précédente

Laisser un commentaire

Avertissement: Les commentaires sont soumis au modérateur ce qui peut retarder leur publication. Il n'est pas utile de les renvoyer dans l'intervalle, merci.