• 05déc

    L’informatique n’a pas encore  les processus « industriels » pour fonctionner en « flux tendu »

    Le zéro panne, zéro défaut, portent sur la garantie de continuité de services et la Qos (Qualité de services). Le zéro papier, a priori, se comprend de lui-même, même s’il y aurait beaucoup à en dire en termes de gestion de documents, de numérisation et d’archivage. Le « zéro délai », c’est ce qui est attendu aujourd’hui des Systèmes d’Information : la rapidité d’évolution, c’est-à-dire zéro délai pour aligner le SI aux besoins marché, ou, du moins, réduire au minimum le temps de passage entre l’expression du besoin et la livraison du « service » informatique, pour sortir les bons produits « à temps ».

    Là, force est de reconnaitre qu’entre la cible et la réalité, il y a un monde : justement, le monde industriel. La mise en place du « Juste à temps » et des différentes techniques qui s’y appliquent, a pris plusieurs dizaines d’années aux industries. En réalité, les étapes ne sont pas si « industrielles » que cela dans la conception et la mise en production d’applications informatiques et il reste beaucoup à faire pour aboutir à des processus de « production » dits industriels. A l’inverse, le niveau d’attente est nivelé sur celui des productions industrielles, d’où un niveau certain de « stress » induit. Ainsi, si on regarde plus précisément le secteur des télécommunications, a fortiori tributaire des Systèmes d’information et de la maitrise des nouvelles technologies, l’offre de services, en particulier pour les mobiles, est bien « tirée » par la demande, et le DSI « n’a pas le choix des dates auxquelles sortent les nouvelles offres. », comme le soulignait Jean-Luc Lucas – Directeur des Plateformes de Service chez FRANCE TELECOM le 19 novembre à une table ronde de DSI organisée par Compuware France. Dans ces conditions, l’anticipation est nécessaire, l’évolution « à chaud » aussi. D’où une « mise sous tension » du Système d’information, qui doit s’aligner sur un résultat industriel, tout en ne disposant pas encore de processus totalement industriels. Devenir « plus industriels », avoir des « processus industriels » c’est bien là l’enjeu de l’évolution des Systèmes d’Information, mais, que recouvre ce souhait si largement partagé, si ce n’est l’enfance de l’art de l’industrie? Certes, on parle aujourd’hui de « lignes de produits logiciels », conçues dans des « usines logicielles» (software factory »), capable d’assembler des briques, grâce à une base de modèles qui permet de standardiser et d’automatiser la conception, l’intégration, la validation et la maintenance des logiciels. Mais les gains espérés d’une telle évolution, productivité, innovation, compétitivité, ne s’obtiendront qu’en allant au-delà d’une logique centrée sur la construction d’une « usine »  et ses chaines de montage.

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