• 05déc

    Des « chaines de production » de Système d’Information en « flux tendu »?

    Peut-on appliquer le « flux tendu » à l’informatique? Cette question mérite d’être posée à une époque où le centre de gravité économique n’est plus situé au niveau des productions lourdes, avec la tertiarisation de l’économie des pays développés. Une tendance qui n’a pas cessé de se développer avec les nouvelles perspectives de services offertes par le Web et l’avènement du ecommerce. Aujourd’hui, la part du numérique et de « l’information » redessine le paysage de l’offre de produits/services et de la demande. On parle désormais d’économie « immatérielle » et d’actifs immatériels de l’entreprise. Il est évident que les technologies de l’information et de la communication, et de façon plus globale, les Systèmes d’Information, jouent un rôle prépondérant dans cette « nouvelle » donne économique, et ce, à deux titres principaux.

    D’une part, en tant que constituants du capital immatériel, qui, aujourd’hui dépasse 50% du capital de l’entreprise (une estimation de 60 à 80% toutes sources confondues »), d’autre part, en tant que réels « outils » de production. En effet, une base de données « client » est un actif immatériel (plus précisément une immobilisation incorporelle selon les termes admis). La mise en ligne d’une offre de « services » à la personne, à travers un portail d’abonnement ou une offre de « services » d’information dédiée à un secteur (exemple pharmacie, santé), nécessite de passer par un processus de « production » informatique, qui transforme une (ou des) matière(s) première(s) pour aboutir à la livraison de produits finis. La « matière première » ici, c’est d’une part des « ressources » immatérielles telles que la connaissance, l’information (méta-données, référentiels, etc), le savoir-faire (ressources humaines et méthodes), et des ressources « physiques » (plate-formes serveurs, réseaux, etc). La chaine de transformation, c’est passer de la conception du système, qui va utiliser ce type de « matière première » d’information, à la livraison de l’application « en production ».

    Dès lors, si on se penche sur une autre définition du juste-à-temps, celle du « zéro délai » ou des « cinq zéros »,  zéro panne, zéro délai, zéro papier, zéro stock et zéro défaut, on peut envisager d’appliquer la théorie du « flux tendu » à la conception de Systèmes d’information, mis à part la problématique de stock (et encore, il y a toujours à gérer le parc informatique). Ce que nous allons développer page suivante.

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