• 29nov

    BigBangBig Data: Big Bang de la connaissance ou de la consumérisation des humains?

    Le buzz du BIG DATA s’essouffle progressivement au fur et à mesure où l’on mesure la diversité des situations, des problèmes et des éventuelles solutions que le seul terme est censé recouvrir. BIG DATA, c’est quoi ? Une explosion des sources et du volume de données numérisées, synthétiseraient d’aucuns. D’autres vous répondraient en alignant comme un mantra technologique: Apache Hadoop, Hbase, HDFS, Hive, Mapreduce, NoSQL, SAP Hana, etc ou alors RDF, RDFS, OWL, SPARQL et OPEN DATA. Il y en aurait d’autres encore pour vous parler de connaissance, mais aussi de société, de démocratie, de confidentialité, de subjectivité. Cet article a choisi dès lors d’aborder un point de vue des différents aspects que le BIG DATA recouvre et s’essaye à les développer sous 3 angles, soit 3 parties qui sont :

    • Partie 1 : Les logiques d’exploitation derrière le BIG DATA du gisement de données à explorer, partagées entre une vision capitaliste extrême tendant à la consumérisation effrénée des humains et de leurs rapports, et celle plus ou moins humaniste, du moins « ouverte » de Tim berner Lee avec le web des données liées, sans parler des logiques de surveillance d’états.
    • Partie 2: Les mythes cycliques qui reviennent à chaque évolution : infobésité, recherche d’une connaissance universelle, fascination pour l’Homme « presque » Dieu, avec aussi la menace toujours possible d’un « meilleur des mondes » où le bonheur primerait naturellement sur la liberté.
    • Partie 3 :Les évolutions des technologies et des Systèmes d’information et leurs conséquences, en particulier :
      • L’évolution de la Business Intelligence : à travers une plus grande capacité de calcul, une analyse en quasi temps réelle, de nouvelles techniques de stockage et l’intégration par les données.
      • L’apparition d’une nouvelle phase dans la bataille des systèmes dits ouverts contre les systèmes propriétaires avec les données ouvertes (Open Data). Cette phase engage la bataille au-delà des murs de l’entreprise et de son système d’information, pour aller sur le domaine public et citoyen

    Partie 1 : BIG DATA et consumérisation de nos données privées.

    L’attrait généré par l’exploitation possible de grands volumes de données qu’implique le BIG Data, se concentre surtout sur la manne des informations générées par des utilisateurs largement connectés à Internet, via PC, smartphones, tablettes, … Parce qu’elle permet à des entreprises de mieux cibler des individus pour en faire des consommateurs.

    Déjà au début des années 2000, Jeremy Rifkin dans « l’âge de l’accès » (version française parue en 2005) dont la version anglaise était sous-titrée « The New Culture of Hypercapitalism, Where all of Life is a Paid-For Experience », évoquait la consumérisation de nos données personnelles, voire de nos rapports humains. «La transformation en marchandises des relations humaines est une entreprise pour le moins troublante. L’assignation d’une valeur marchande à la totalité de l’existence des individus dans le but de transformer l’intégralité de leurs expériences vécues en transactions commerciales représente en quelque sorte le stade suprême du capitalisme.»

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