• 27mar

    Figure 1

    Si on se penche sur les vingt dernières années et le parcours des grands acteurs des technologies de l’information et des communications, force est de constater le tournant que représente, pour ceux qui ont su tirer eux-mêmes réellement partie de leurs propres systèmes d’information, l’entrée dans l’âge de la connexion. Cet « âge de la connexion », ce n’est plus une question de télécommunications, ni même d’accès à Internet ou de communications tout court. C’est la possibilité sans précédent de pouvoir relier rapidement non seulement tous les acteurs entre eux, mais aussi toutes les informations entre elles, de toutes natures, pour en faire un élément accélérateur des décisions, certes, mais surtout un élément clé des modèles économiques.

    La capacité des sociétés à résister aux crises plus qu’à y survivre, à être elles-mêmes des catalyseurs de ruptures technologiques, économiques ou d’usage , ou à profiter de toutes les ruptures, y compris réglementaires,  semble dépendre désormais de leur façon  d’imbriquer leur système d’information dans leur propre stratégie. Sur les 14 acteurs dont nous avons représenté la croissance du chiffre d’affaires sur la figure 1, on peut isoler quatre types de profils : les classiques, les opportunistes, les catalyseurs ou les « digital native » (figure2).

    Business Model Canvas

    Figure 2

     

    Nous développons dans l’article de fond qui suit, pourquoi, pour réussir la transformation numérique des organisations, il faut repenser le SI au cœur de la proposition de valeur des entreprises. Ce qui implique une rupture avec les approches dite « classique » des Systèmes d’Information, qui cherchent à « aligner » le SI à la stratégie une fois cette dernière décidée, ou celles « opportunistes par à-coups » qui considèrent les Systèmes d’Information sous le seul angle d’optimisation des processus métiers existants et leur automatisation pour réduire les coûts.