• 10nov

    Les entreprises ont souvent développés en spécifiques des applications car aucun progiciel ou solution du commerce sur étagère (appelées par nos amis anglo-saxon des « COTS » , i.e « Commercial Off the Shelf ») ne correspondait alors à leurs besoins.

    Aujourd’hui, l’offre de progiciels a changé, elle a évolué fonctionnellement tant en diversité qu’en « verticalité », au sens où on trouve des progiciels dédiés à certains besoins métiers sectoriels. Plus encore, la rupture d’innovation introduite par le « Saas » (ou Software As A Service), permet enfin de se dégager des problématiques de mise en oeuvre d’infrastructure, de déploiement ou même d’évolution, et de déléguer cela à un tiers, pour, en retour, n’avoir que les bénéfices du service applicatif pour le coût d’un abonnement et sous réserve d’une liaison Internet.

    Toutefois, ce tableau idyllique peut valoir pour des services relativement « indifférenciés », dont les meilleures pratiques peuvent se partager entre plusieurs entreprises, par exemple, une gestion de paie, une comptabilité, une gestion de la relation client « classique ». Dès lors qu’on touche au coeur de métier des entreprises, à des processus particuliers que l’on aura modélisés au plus près des besoins « maison », le recours à des progiciels n’est pas forcément la panacée, car rien ne prouve que la fameuse règle de paretto sera respectée. Cette règle des 80-20, appliquée aux progiciels, signifie que leur intérêt est directement proportionnel à leur taux de couverture des besoins. Or certaines applications développées en spécifiques, opérationnelles depuis des années, ne sont pas facilement remplaçables par des solutions « sur étagère ». Elles peuvent soutenir des opérations critiques et sont essentielles au métier des organisations. Seulement, naturellement, comme toutes les applications développées en spécifiques qui franchissent un seuil de complexité suite à des maintenances successives, elles finissent par développer des symptômes d’obsolescence, qui sont autant de freins à leur évolution, et par conséquent, à la valeur différentiatrice qu’elles peuvent apporter aux entreprises.